Croyances limitantes

Les croyances limitantes, c’est quoi? Comment s’en débarrasser?

Les croyances limitantes sont un sujet primordial dans le domaine du développement personnel. Qu’elles sont elles? D’où viennent-elles? Et, comment s’en débarrasser pour qu’elles ne nous limitent plus? L’objectif de cet article est de répondre à ces trois interrogations.

Qu’est ce qu’une croyance?

Avant de parler de « croyances limitantes », nous allons identifier ce qu’est une croyance dans son ensemble. C’est un terme souvent utiliser dans le domaine du développement personnel, que veut-il dire exactement? Une croyance comme le mot l’indique est de croire en quelque chose et d’en faire une vérité. Une croyance n’est pas un fait. Ça peut être le fait de croire en un principe, en des valeurs, en une vérité interprétée.

Notre esprit créé des croyances selon l’expérience de notre vie et surtout, l’interprétation que nous en faisons. Plusieurs enfants de parents divorcés par exemple ne vont pas créer les mêmes croyances chacun, ça va dépendre de l’interprétation de tous. Les perceptions ont plus d’impacts que les faits eux-mêmes.

Une croyance peut pousser un individu vers une vie qui sera inspirante pour lui, nous pouvons parler de croyances utiles, croyances nourrissantes, croyances porteuses, en bref, c’est toutes les croyances qui nous portent vers le haut. Puis, ce qui nous intéresse dans cet article, les croyances limitantes.

En exemple, une croyance, ça peut être de croire que tous les riches ne méritent pas leurs fortunes, croire que je suis timide, les personnes grandes réussissent mieux, je suis incapable de surmonter les épreuves, etc. Ça peut provenir d’un domaine large tout comme une croyance peut être sur notre personnalité (et nous allons voir que c’est une croyance avant tout, bien qu’il y est des nuances).

Comment identifier la source d’une croyance?

Une croyance en général est là dans notre cerveau parce qu’elle a été utile un jour. Peut-être que dans le passé, vos parents vous ont dit de ne pas parler aux inconnus. C’est devenu une croyance et il ne faut donc pas parler aux inconnus. Avec le temps, toutes croyances peuvent devenir obsolètes. Le fait de ne pas parler aux inconnus a peut-être aidé à répondre au besoin de sécurité étant enfant, mais limite notre champ de rencontre une fois adulte. Ce n’est qu’un exemple, peu importe si vous avez eu cette croyance ou non, mais voyez comme une croyance obsolète peut persister si nous laissons les automatismes dicter nos pensées.

Nous avons un très grand nombre de croyances dans notre esprit. Toutes les énumérés n’aurait aucun sens. Il vaut mieux agir selon la Loi de Pareto (ou Loi 80/20) et chercher les 1% qui causent 80%, voire plus, des limitations. Soyons clairs, si vous cherchez à avoir une vie inspirante, seules quelques croyances limitantes posent problème et c’est elles qu’il faut modifier. J’ai parlé de « débarrasser » les croyances limitantes dans le titre, nous allons en réalité en faire une force.

Pour bien identifier si une croyance est limitante, il faut analyser nos automatismes. Il faut être capable, plus ou moins, de savoir analyser nos émotions à la suite d’un moment bien précis. Si nous avons la croyance d’être timides (à ne pas confondre avec «introverti »), comment je réagis face à une personne qui vise notre timidité? Suis-je émotif? Si oui, il y a de grandes chances que j’ai vraiment cette croyance. Le but, c’est de chercher la source de cette croyance. Elle se trouve dans le passé, mais où ? Pour simplifier les explications, la suite ne prendra qu’un exemple, celui d’une personne timide.

Sélection d’un évènement

Quand notre cerveau crée une croyance, c’est pour donner suite à un évènement. Mais il va commencer par sélectionner un évènement bien précis. Pourquoi suis-je timide? Parce que ce jour-là dans mon enfance, j’ai pris la parole à l’école puis on s’est moqué de moi. Une croyance est en place parce que dans notre esprit, nous sélectionnons un évènement en particulier, voire plusieurs, mais nous verrons cela en détail un peu plus loin.

J'imagine pleins de souvenirs mais je sélectionne celui qui me limite
L’esprit aime sélectionner des moments qui ne sont pas forcément les plus intéressant

Si vous souhaitez identifier vos propres croyances, il vaut mieux faire un travail d’introspection au calme. Si vous faites l’exercice en lisant l’article, prenez une croyance dont vous sentez qu’elle vous limite. Méditez et allez en profondeur dans vos pensées. Si vous débutez en méditation, je vous recommande l’article qui en parler, ici. Identifiez l’évènement que votre cerveau sélectionne pour donner du crédit à votre croyance puis continuez le processus.

Distorsion de l’évènement

L’esprit sélectionne un évènement. Mais, au risque de me répéter, le cerveau sélectionne un fait puis il est filtré par l’interprétation. Et c’est alors que la distorsion se forme. On s’est moqué de moi à l’école quand j’ai pris la parole, mais si je prends une vue d’ensemble, est-ce qu’il y a eu que des points négatifs? Cela a pu très bien me faire grandir, me préparer à la souffrance que l’on se moque de moi. J’ai eu le courage de prendre la parole, peut-être que ça m’a permis de devenir humble. Si j’avais été soutenu peut-être que je serai devenu prétentieux. Il n’y a jamais que du négatif dans un évènement, jamais. Si vous devez retenir au moins une chose de cet article, retenez ça.

Le cerveau, amplifie fortement un évènement en le distordant. On pense être profondément timide parce que nous avons perçu de la douleur à ne pas être timide. En réponse à cette douleur, l’esprit a créé cette croyance, utile dans un sens, mais peut être obsolète et limitante dans le futur selon le chemin de vie de la personne. Pour rappel, je prends l’exemple de la timidité pour faciliter l’explication, mais c’est le même processus pour n’importe quelles croyances.

Le cerveau aime distordre les faits pour s'engouffrer dans des croyances limitantes.
On a tendance à accentuer ce qu’on a ressenti de limitant. On ne voit que les mauvais côté sans voir la vue d’ensemble.

Généralisation de l’évènement

Une fois que le cerveau a sélectionné puis distordu la chose, il le généralise. C’est à ce moment-là que les automatismes se créent. Notre personnalité est capable de changer en réponse à des croyances, au point de devenir timide. Après tout, nous avons un grand besoin d’intégration. Penser que les riches sont tous des pourris a peut-être été utile à nous intégrer (avec toutes personnes ayant cette croyance) et aussi à nourrir notre besoin de sécurité, car nous n’avons pas à nous préoccuper de devenir riches puisque je n’ai pas envie de devenir un pourri. Il n’y a rien de mal ni rien de bien. Il faut traiter les croyances de façon neutre.

Le jugement est une chose qui va perturber l’identification d’une croyance. La finalité pour nous, ce n’est pas d’identifier une croyance par plaisir, ou de savoir si elle est bonne ou mauvaise. C’est de connaître celles qui nous limitent puis de casser tous les automatismes qui nous empêchent d’aller vers une vie inspirante.

Comment naissent les croyances limitantes?

Une croyance née d’un évènement du passé et son interprétation. N’oublions pas qu’un fait ne définit pas nos croyances, c’est son interprétation selon nos perceptions. Une croyance a forcément été utile un jour, pour une raison ou une autre (comme on l’a vu avec le timide, ça peut être particulièrement subtil). Le fait de savoir comment naissent les croyances va permettre de savoir où elles viennent exactement.

Plaisir / douleur

Nous créons des croyances à la suite d’une sélection d’évènements. Si cet évènement a engendré du plaisir ou de la douleur, il nous rend émotionnels. Les émotions permettent d’ancrer des idées et de s’attacher potentiellement en tant que croyance. Un exemple pour illustrer mes propos. Je pense être nul pour apprendre. Pourquoi? Parce que j’ai lié de l’inconfort à l’école. J’ai ressenti de la douleur au fait d’avoir de mauvaises notes, en plus j’ai ressenti un profond ennui pendant la période scolaire. C’était une vraie croyance que j’avais et m’en être débarrassé par le fait d’apprendre en autodidacte a changé le cours de mon destin.

Ça, ça peut être la croyance de beaucoup. Le cerveau, ayant ressenti de la douleur, sélectionne, distord puis généralise la croyance. La difficulté, c’est d’identifier ce que le cerveau sélectionne selon la croyance. L’inconscient traitant des tas de données en un temps record, pour identifier le moment douloureux, il faut redonner les rênes au conscient, qui lui traite les informations de façon nettement plus lente mais qui va permettre le basculement des croyances.

Il en va de même pour le plaisir. Un timide a dans le passé eu du plaisir au fait d’être en retrait. Ça lui a permis de justement ne pas avoir la douleur de s’exposer. C’est tout le paradoxe.

Intensité

Nous l’avons vu, les émotions permettent de faire coller une idée. Plus nous avons été émotionnels lors de l’évènement qui a créé une croyance, plus celle-ci risque d’être forte. L’intensité de l’émotion peut créer de fortes croyances. Tout comme la douleur due à un deuil peut ancrer le sentiment de tristesse si un travail de conscience n’est pas réalisé. Plus un évènement vous interpelle par son intensité, plus il y a de chances qu’il dispose de messages sur vos croyances.

Répétition

À l’école, c’est des années de douleur potentielle. Si l’on ancre la croyance d’être mauvais en apprentissage, ce n’est pas un hasard si cette croyance se trouve dans le système scolaire. Quoiqu’il en soit, la répétition d’un évènement, même si l’intensité est faible, donne aussi des croyances. Le timide a peut-être de nombreuses fois eu de la douleur à prendre la parole.

Le plaisir, la douleur, l’intensité et la répétition d’un ou des évènement(s) donnent naissance aux croyances limitantes. Et vous avez là la source d’une partie de notre identité puisque celle-ci est liée à nos croyances. Les limitations psychologiques viennent de cette source.

Comment transformer une croyance?

Après avoir identifié le moment ou les moments qui ont fait naître une croyance en nous, nous pouvons parfaitement la modifier. C’est là toute la beauté de la psychologie, il n’y a rien de figé. Peu importe la douleur, l’intensité et la répétition d’un évènement, on peut interpréter les choses différemment. Le but, c’est de percevoir comment les évènements nous ont fait grandir, approfondir la douleur de continuer avec cette croyance et ce que va nous apporter une croyance remaniée.

Percevoir du positif

Je ne suis pas familier avec la pensée positive et ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. L’intérêt de percevoir du positif est de changer de perspective sur ce qui nous limite. Reprenons le timide. En quoi est-ce positif ce qu’il a vécu? Cela lui a permis d’en voir les avantages et les inconvénients de fond en comble avec le temps, de peut-être créer des liens qui du coup sont plus solides, nous a fait vivre la douleur de la solitude non intentionnelle… Il y a toujours du positif dans l’apparent négatif.

Ça ne veut pas dire qu’il faut continuer sur cette voie, ça veut dire que je peux exprimer de la gratitude pour ce que j’ai vécu, quelle que soit la situation. Les croyances que j’ai ont eu un sens. Cela permet d’équilibrer nos pensées, de sorte à ne pas être dans l’émotion, si ce n’est la gratitude qui nous permet d’être centrés.

Je pense à un souvenir limitant puis je le transforme en quelque chose de positif. Pour cela, j'étend mes perceptions au delà de moi.
Étendre nos perceptions dans le temps et l’espace permet de vraiment voir le positif d’une situation.

La douleur de continuer sur cette voie

Si je continue à garder ma croyance limitante, le futur sera comment? Si je continue à être timide, est-ce que je vais pouvoir vivre mon rêve de voyager par exemple? C’est possible, mais ça peut être limitant dans certaines circonstances. La question à se poser c’est : est-ce que j’ai besoin de cette croyance pour avancer? Si c’est une croyance limitante, même si vous l’avez depuis plusieurs décennies et que vous la pensez ancrée, elle peut changer.

Ressentez au fond de vous tous les inconvénients de conserver une croyance limitante. Si je continue d’être timide, vais-je avoir le couple que je désire, pourrais-je avoir les amis que je souhaite, pourrais-je prendre la parole avec des inconnus lors de voyages, avoir un métier lié à la communication… ? N’hésitez pas à faire des listes sur tous les inconvénients de garder cette croyance limitante.

Imaginez dans 5 ans, 10 ans… comment sera votre vie si vous gardez cette croyance limitante?

Je deviens qui je veux être

C’est souvent dans la souffrance que nous nous rendons compte de nos croyances. À la suite d’un nouvel objectif par exemple. Pour ma part, c’est le fait de souhaiter devenir entrepreneur alors que je suis salarié qui m’oppose beaucoup de challenge et je me rends compte de mes verrous psychologiques. Après avoir équilibré nos pensées sur la croyance limitante que nous voulons modifier, on peut juger si nous voulons réellement que ça change.

Et devenir la personne que nous avons besoin de devenir dans l’atteinte de nos objectifs. Même si cet objectif est totalement immatériel comme être un meilleur parent par exemple. Le timide peut se dire qu’il a le droit de prendre sa place, que peu importe la douleur à ne plus être, timide, il va apprendre la communication et atteindre ses objectifs.

On peut se servir de la douleur pour ressentir de la colère qui sera au service de notre transformation. Bien sûr, cet article n’a pas pour but de remplacer un coaching réel, il n’a que pour but de transmettre théoriquement le changement d’une croyance limitante. Ça reste à vous, de votre côté, de faire le travail d’introspection. Vous n’avez rien à perdre à le faire, tout a gagné.

Je suis déjà celui que je veux être

Le paradoxe, c’est que vous avez déjà eu des moments dans le passé où vous étiez la personne que vous souhaitez être. Soyons clairs, l’objectif de modifier une croyance limitante n’est pas de changer l’essence de votre identité ni de bouleverser tout votre réseau neurologique. C’est de débloquer un verrou psychologique qui vous empêche d’apporter le changement que vous souhaitez.

Le timide a, dans sa vie, forcément des moments où il a été moins timide. Il y a des moments où il était confiant. Et ce, peu importe le contexte. Même si c’est lors d’une partie de jeu vidéo, ça veut dire que le timide a déjà été confiant. Il faut faire ressortir ces souvenirs au maximum.

Concrètement, si vous souhaitez changer une croyance par son opposé, il faut chercher tous les moments dans le passé où vous étiez cette personne. Et à chaque fois que vous êtes confronté à votre croyance limitante, prenez l’habitude de faire ressortir le souvenir d’être cette personne qui n’a pas cette croyance limitante. Servez-vous de toutes les sources d’inspirations, un mentor qui n’a pas cette croyance limitante, un personnage de roman, de film, de manga qui lui n’a pas cette croyance. Mettez-vous dans sa peau, comment agirait-il dans cette situation? Le cerveau ne fait pas de différence entre réalité et imaginaire.

Équilibrer sa croyance

Le problème de créer une croyance opposée à une croyance limitante, c’est de perdre les avantages qu’avait cette croyance. N’oublions pas que les croyances sont là à la base pour nous servir, d’une façon ou d’une autre. Équilibrer nos pensées c’est de voir par exemple tout ce que nous avons perçu de positif dans notre croyance, comme nous l’avons vu précédemment. Intégrer la nouvelle croyance, oui, mais avec sagesse. C’est pour cela que vous n’allez pas changer de personnalité, vous allez simplement débloquer votre croyance et continuer votre vie. Au besoin, nous pouvons changer de personnalité mais ça ne sera pas systématique si c’est une peur qui vous bloque. Avec ou non des bouleversements, si cette croyance bloquait beaucoup d’opportunités.

Le chemin de la destiné peut être bifurqué en dépassant les croyances limitantes.
On peut penser que notre chemin est tout tracé et qu’on ne peut rien y faire. Mais nous pouvons casser cette croyance en changeant les croyances limitantes pour nous ouvrir de nouveaux chemins.

Conclusion sur les croyances limitantes

Les croyances qu’elles sont limitantes ou non font partie de notre personnalité. Savoir les identifier c’est avoir le pouvoir de les changer pour des croyances plus nourrissantes. Sans jamais chercher à perdre les avantages finalement que procure une croyance limitante. Nous pouvons tout à fait débloquer des croyances totalement ancrées par un vrai travail d’introspection et d’action. Je n’ai pas parlé de l’action dans cet article, car il est déjà suffisamment dense en travail d’introspection.

Cet article ne remplace pas le travail d’un coach, il est surtout là pour enseigner comment une croyance limitante s’installe, et pour donner des outils pour pouvoir commencer un travail sur soi-même. Vous l’avez sans doute remarqué, les explications sont faites pour être pragmatiques. Le problème des croyances limitantes peut être traité de différentes manières. N’hésitez pas à voir les différents articles du blog pour alimenter votre flamme de changement.

J’espère que le contenu vous a plu et que vous avez appris au sujet des croyances limitantes. Dites-moi en commentaire si vous avez vous aussi des croyances limitantes et comment faites-vous pour les travailler. Je lis tous les commentaires et je serai ravi d’alimenter mes connaissances avec vous tous pour que nous puissions continuer de progresser 🙂

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

About David Jedresac

6 Comments

  1. Très bon article sur les croyances limitantes David.
    Je pense sincèrement qu’une croyance limitante qui nous fait du mal doit être modifiée.
    Si tant est qu’on a conscience de cette croyance, bien sûr.

    1. Oui, il faut prendre conscience d’une croyance avant de la traiter pour ne pas se battre contre un problème qui n’existe pas. Éclaircir la situation est indispensable pour savoir d’où cela provient puis pouvoir la changer en une croyance plus équilibrée.

      Merci pour ton commentaire 🙂

  2. Ha c’est croyances et les émotions fortes qui les ont bien collées en nous ! J’en vois des tonnes parmis mes clients en hypnose … Et en moi biensur ! Je trouve que c’est vraiment un pan passionnant du développement personnel et surtout un travail sur soi qui peu vraiment avoir un impact sur notre vie !

    1. Nous sommes deux, je trouve également les croyances limitantes fascinante tant elle joue sur notre chemin de vie. C’est selon moi l’un des points les plus importants pour aller vers une vie inspirante. C’est intéressant de savoir qu’en hypnose tes clients ont des croyances limitantes, ce qui rejoint selon moi qu’il y a plusieurs outil pour dépasser nos croyances.

      Merci pour ton commentaire 🙂

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :